Pressée par le gouvernement de trouver un
coupable, la justice n'a t'elle pas été un peu expéditive ? La "cellule" mise sous surveillance depuis quelques mois -mais pas suffisement pour l'empêcher de commettre des attentats apparement-
tombe assez opportunément puisque dès mardi dernier, MAM la présentait comme composées de membres d'un groupe anarcho-autonome qui aurait provoqué les retards de plus de 160 TGV dans la nuit du 7
au 8 novembre après avoir saboté des caténaires. 3 jours, soit notre police est devenu super forte (pourquoi pas ?!?), soit...
Petit rappel des faits : les neuf membres du groupe soupçonné d'avoir provoqué des dégradations contre des lignes TGV, dont un homme de 34 ans présenté comme son chef, ont été mis en examen
samedi par un juge d'instruction pour des délits qualifiés de "terroristes" par la justice. Cinq d'entre eux, dont Julien Coupat, un ancien étudiant en sociologie et chef présumé du groupe, ont
été placés en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD), selon leurs avocats.
Elles sont soupçonnées sur la base d'indices montrant la présence de cinq d'entre elles à proximité de lieux où des dégradations ont été commises, de
documents à caractère anarchiste, de cartes du réseau ferré ou encore de pinces à forge, mais en l'absence de toute preuve directe, comme des traces d'ADN ou d'empreinte digitale.
A la tête de ce groupe qui s'était baptisé "cellule invisible" selon le procureur de Paris Jean-Claude Marin, Julien Coupat a été mis en examen par le juge d'instruction antiterroriste Thierry Fragnoli pour avoir dirigé une structure à vocation terroriste et écroué. Cette incrimination criminelle est passible de vingt ans de réclusion.
Quatre autres personnes --celles aperçues à proximité des lignes sabotées-- sont considérées par le parquet comme formant le "noyau dur" de ce groupuscule et ont été également incarcérées.
La mise en examen signifie que le juge estime, selon la loi, disposer d'"éléments graves et concordants" à leur encontre. Dans cette "cellule invisible" de neuf membres, le parquet considère ne pas avoir suffisamment d'éléments pour incriminer dans les dégradations quatre autres personnes mais suffisamment pour les poursuivre pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Pour leur avocate, Me Dominique Valles, il y a "une disproportion totale entre la qualification (...) et ce qu'on peut réellement leur reprocher". "Il est choquant
de stigmatiser à ce point à partir de données floues", a-t-elle dit, dénonçant "ce qui peut apparaître comme une volonté de criminaliser ce qui correspond à l'expression d'opinions
politiques".
A noter qu'il ne reste plus grand monde sous les verrous et que s'ils sont réellement des terroristes, cela pose un autre problème...
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