Oubliant un peu rapidement ses propres méthodes qui pourraient également glisser vers le facisme (deux
lycéens de 17 ans, militants d'une association pour le droit au logement, se trouvaient en garde à vue mardi pour "rébellion" au lendemain d'un conseil municipal chahuté à Levallois-Perret
(Hauts-de-Seine) où le maire UMP Patrick Balkany a fait évacuer la salle, a-t-on appris de source policière et auprès du PS local dont une des conseillères municipales, avocate de profession, a
décidé de représenter les deux accusés). Isabelle Balkany compare la mise en scène et la façon de s'exprimer de Ségolène Royale
à Jean-Marie Le Pen. Vu le climat démocratique qui règne actuellement, on se demande si dans la bouche de la meilleure amie de sarkosy, cela ne pourrait pas être un compliment
!
Retour sur le Conseil Municipal de levallois :
Me Anne-Eugénie Faure raconte sa version des faits :
"Les jeunes ont refusé de quitter les lieux en faisant la pierre et les policiers s'en sont saisis brutalement, les ont levés de force. On a alors vu une grappe d'une cinquantaine de policiers qui embarquaient les jeunes, mais pas entendu particulièrement de cris."
"Dans les gradins, ils ont pris tout le monde. Mais Matthieu, qui était le dernier à être évacué, a perdu ses clefs au moment où ils lui tenaient les quatre membres. Il a gigoté pour les récupérer, et à partir de là, on ne l'a plus vu jusqu'au commissariat.
"Sur place, nous avons attendu une demi-heure tous ensemble dans la même salle, puis ils sont revenus en demandant qui était Tristan, signe qu'ils ne connaissaient donc pas son visage, contrairement à Isabelle Balkany, qui l'a pris à partie pendant la séance. Pour moi, ça veut dire que c'est bien à une personnalité politique qu'on s'en prend."
L'avocate a finalement pu voir ses clients lundi soir à minuit:
"Ils n'avaient pas été entendus mais niaient les blessures, affirmant s'être seulement opposés à l'évacuation car ils n'étaient pas en infraction. L'interrogatoire a eu lieu seulement au matin, durant environ quatre heures, ce qui est très long pour des mineurs."
En effet, si, selon la police, Tristan et Matthieu sont uniquement accusés de "rébellion", l'avocate parlait, elle, mardi en début de soirée, d'une autre plainte pour coups et blessures. Le parquet soupçonnerait en fait les deux adolescents d'avoir blessé "légèrement" deux policiers, l'une à la cheville et l'autre aux côtes.
A l'issue des 24 premières heures de garde à vue, le parquet de Nanterre a demandé une prolongation "pour les besoins de l'enquête".
Selon l'avocate, des certificats médicaux de policiers "mais pas seulement" devaient encore arriver.
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